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On en a assez des fanfaronnades du bourgmestre empêché de Perwez, le petit Donald Trump du Brabant wallon… quote
Jean-Paul WAHL

Au fond de la question

55% des travailleurs du BW travaillent en dehors de la province

28/07/2016 - mobilité - Wavre

Plus de la moitié des travailleurs du Brabant wallon (55 %) travaillent en dehors des frontières de leur propre province. Pratiquement un quart des habitants fait la navette chaque jour jusqu’à la capitale, tandis qu’un cinquième met le cap sur le Brabant flamand. C’est ce qu’il ressort de la première édition du baromètre sur la mobilité du groupe RH Acerta qui évalue la mobilité du travailleur belge du secteur privé en matière de distance domicile-lieu de travail et offre un aperçu de la façon dont les travailleurs se rendent au travail.

En moyenne, la distance domicile-lieu de travail totale est la plus élevée dans les provinces wallonnes, où le Brabant wallon arrive en deuxième position après Namur. Les travailleurs du Brabant wallon parcourent en moyenne 25 kilomètres jusqu’à leur lieu de travail. Depuis 2011, cette distance a même augmenté. Une hausse notable, car la distance domicile-travail moyenne a baissé dans toutes les autres provinces pendant cette même période. Le lieu de travail est donc toujours plus proche du domicile, sauf dans le Brabant wallon.

On considère souvent le déplacement domicile-lieu de travail comme la cause de la problématique actuelle des embouteillages. « Le nombre de personnes actives professionnellement n’a jamais été aussi élevé », affirme Anne-Françoise Bettens, Directeur Sales Bruxelles-Wallonie. « Par conséquent, davantage de travailleurs doivent au quotidien couvrir la distance entre le domicile et le lieu de travail, et l’engorgement augmente sur les routes. Toutefois, Il est frappant de constater que la distance qu’ils parcourent individuellement diminue dans toute la Belgique, sauf dans le Brabant wallon. »

Plus de la moitié des travailleurs du Brabant wallon quitte la province pour se rendre au travail : quelque 55 % travaillent effectivement en dehors des frontières de la province. D’un point de vue national, cette province l’emporte donc de loin sur les autres. La province de Namur occupe la deuxième marche du podium : ici, 38 % des habitants sont occupés en dehors de leur région. Des données du baromètre, il apparaît en outre que les travailleurs du Brabant wallon franchissent le plus souvent les frontières avec Bruxelles et le Brabant flamand : non moins de 23 % rallient la capitale, tandis que 18 % mettent le cap sur le Brabant flamand. Dans cette province, cela concerne principalement les communes périphériques de Bruxelles. Par ailleurs, 4 % des travailleurs du Brabant wallon vont travailler dans le Hainaut, et 4 % ont un emploi dans la province d’Anvers.

Tout comme dans les autres provinces wallonnes, une grande partie des travailleurs du Brabant wallon se rend au travail en voiture : 86 % d’entre eux prennent chaque jour le volant de leur véhicule. Ce pourcentage a même encore grimpé ces dernières années : en 2011, seuls 81 % utilisaient la voiture comme moyen de transport jusqu’au travail dans le Brabant wallon.

« Le nombre élevé de voitures de société est notable dans le Brabant wallon. Pas moins d’un travailleur sur cinq en possède une. Chez les employés, ils sont même 28 % à circuler avec une voiture de société, soit 10 % de plus que la moyenne nationale de 18 % », déclare Anne-Françoise Bettens. Dans l’ensemble du pays, une voiture de société n’est pas un phénomène courant pour les ouvriers. Néanmoins, avec 0,6 %, le Brabant wallon affiche des chiffres relativement élevés par rapport à la moyenne nationale. Par ailleurs, dans cette province, nous retrouvons principalement des travailleurs âgés de 43 à 47 ans au volant des voitures de société. Les données du baromètre révèlent que dans ce groupe, un travailleur sur trois en possède une. Parmi les employés, le chiffre s’élève même à 40 % pour cette catégorie d’âge.

L’utilisation des transports en commun dépend fortement de l’emplacement du domicile et du lieu de travail et n’offre pas toujours une alternative de choix à la voiture. En Wallonie, peu de travailleurs optent pour le bus comme moyen de transport pour se rendre au travail : environ 1,8 % en moyenne.

En Flandre, le vélo est un moyen de transport qui connaît un énorme succès pour se rendre au travail. Selon le Baromètre de la mobilité, 18 % des travailleurs belges prennent leur vélo. Le contraste avec la Wallonie est criant : 1,5 % des Wallons disent utiliser le deux-roues. Toutefois, la tendance semble progressivement s’inverser dans le Brabant wallon. Si la province rejoignait encore la moyenne wallonne de 1,3 % en 2012, l’utilisation du vélo a entre-temps grimpé de 70 %, pour atteindre 2,2 %. Cela dit, la route est encore longue pour rattraper le niveau flamand. « L’engorgement croissant des routes en raison d’embouteillages structurels encourage les travailleurs à rechercher des échappatoires pendant les heures de pointe, comme le vélo. En outre, l’arrivée du vélo électrique permet de parcourir de plus longues distances sans devoir fournir trop d’efforts. À l’avenir, nous nous attendons à une poursuite de la progression de l’utilisation du vélo », ajoute Anne-Françoise Bettens.

Sur le plan de l’utilisation des trains, la Wallonie et Bruxelles enregistrent de manière générale de meilleurs résultats que la Flandre. Dans le Brabant wallon, 4,6 % se rendent au travail en train, soit une augmentation soutenue par rapport à 2011. Il devance ainsi Namur et devient la première province wallonne en termes de recours au train, loin devant la moyenne nationale de 2,5 %. En Belgique, seuls les bulletins de Bruxelles et du Brabant flamand affichent des notes légèrement meilleures.

Le ministre fédéral de l’Emploi Kris Peeters a déjà annoncé l’an dernier vouloir miser davantage sur le travail faisable. L’un des points d’action mise sur un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée. Répondre aux besoins en mobilité à l’appui de l’offre d’un budget mobilité fait partie intégrante de la stratégie : les solutions en mobilité offrent en effet des possibilités de mieux combiner le travail avec la vie privée et d’augmenter, ce faisant, la satisfaction.

Anne-Françoise Bettens explique : « Chaque entreprise doit relever le défi de mieux répondre aux besoins personnels de son travailleur en matière de mobilité. Une enquête précédente d’Acerta a déjà attesté que les travailleurs sont demandeurs d’une participation plus active à leur package de rémunération, en fonction de leurs préférences personnelles. Le fait qu’une société examine et optimise donc le budget mobilité au niveau de l’entreprise permet d’offrir un avantage concurrentiel. Ainsi, on peut par exemple donner au travailleur la possibilité d’opter pour un vélo de société assorti d’une indemnité vélo ou pour une plus petite voiture en combinaison avec un abonnement de train dans le cadre d’un Benefit Motivation Plan. »