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On en a assez des fanfaronnades du bourgmestre empêché de Perwez, le petit Donald Trump du Brabant wallon… quote
Jean-Paul WAHL

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Le périmètre de protection du champ de bataille de Waterloo a été élargi de 451 hectares

14/05/2015 - urbanisme/amén.terr./travaux - Waterloo

Le ministre wallon du Patrimoine Maxime Prevot vient d’étendre le périmètre de protection du site du Champ de Bataille de Waterloo en signant un nouvel arrêté de classement. A l’approche du Bicentenaire « Waterloo 1815-2015 », cette extension est une reconnaissance supplémentaire pour un des plus grands sites historiques européens.

Cette extension de la protection concerne 451 hectares complémentaires, presque intégralement des terrains agricoles. Au total, ce sont 986 hectares qui sont à présent inclus dans le périmètre de protection du site du champ de Bataille de Waterloo. Le village de Plancenoit (Lasne), fortement urbanisé, a logiquement été exclu du site.


Concrètement, un tel arrêté de classement signifie que pour toute modification sur le site (construire ou démolir un bâtiment, (dé)boiser, placer un affichage publicitaire, modifier le relief du sol, …), le propriétaire du terrain devra obtenir une autorisation préalable. Le demandeur s'adressera dès lors auprès de sa commune et des services compétents de la Région wallonne. Autrement dit, cette extension de classement n'empêchera nullement un agriculteur de continuer à travailler, à cultiver ses terres, … mais toute construction de bâtiment, par exemple, sera davantage cadrée.


L’extension du périmètre protégé tend à se rapprocher au plus près de la zone historique des différents affrontements. Celui-ci a été établi sur la base de documents, notamment la carte de Craan (1815) et sa notice explicative, jugées fondamentales par les historiens de l’épopée napoléonienne.


Le site reprend désormais les zones de combats franco-prussiens qui avaient été omises en 1914 pour des raisons historiques. Lors du premier centenaire, l’opinion publique britannique s’était montrée très sensible aux risques encourus par le site mais les autorités allemandes n’ayant pas manifesté le même intérêt à l’époque, la protection s’était limitée au champ de bataille franco-anglais. Un siècle plus tard, il était essentiel de remettre en avant l’intérêt historique et mémoriel de ce lieu hautement symbolique pour toutes les nations européennes et donc d’établir l’extension de la protection.