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Jean-Paul WAHL

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L'abbaye de Villers va changer de visage

15/09/2014 - tourisme/patrimoine/histoire - Villers-la-ville

A un an de l’inauguration du nouveau circuit de visite et d’un centre du visiteur, l’asbl Abbaye de Villers-la-Ville, l’Institut du Patrimoine Wallon et la commune de Villers-la-Ville ont fait le point sur les travaux en cours.

Ces importants travaux d'aménagement concernent l’Abbaye, et plus particulièrement le moulin et la ferme. Un portefeuille de projets pour le développement patrimonial et touristique du site été retenu en 2008 dans le cadre du programme des Fonds Européen du Développement Régional (FEDER), avec pour chefs de file l’Institut du Patrimoine Wallon (IPW) pour le moulin et les abords et le Service public de Wallonie pour la ferme. Ces travaux s’achèveront au printemps 2015.


Le 13 décembre 1796, les derniers moines étaient chassés de l’abbaye de Villers. Le domaine abbatial était alors bien plus vaste qu’on ne le croit aujourd’hui. Les murs d’enceinte définissaient en effet deux enclos : le premier, au nord, autour des bâtiments monastiques, le second, au sud, autour de la ferme. Des chemins intérieurs reliaient la porte de Bruxelles à la porte de Namur et la porte de Nivelles à la porte des prés, tandis qu’une grande voie nord-sud reliait le pôle monastique au pôle agricole, la porte de la ferme faisant office de verrou entre les deux enclos.

Ce vaste domaine (30 ha) fut vendu en 1797 sous trois lots distincts :
1. bâtiments monastiques ;
2. étangs et moulins ;
3. ferme et champs.

Les deux premiers lots furent exploités à des fins marchandes et industrielles, avant d’être ouverts aux touristes dès le milieu du 19e siècle. Le site connut encore une importante lésion, avec la construction de la ligne de chemin de fer en 1855 et une nouvelle route fut également aménagée vers le village de Villers-la-Ville. La drève reliant le moulin à la ferme fut désaffectée. Il fallut attendre l’expropriation par l’État belge en 1892 pour voir les premières restaurations menées dans le moulin et dans les ruines ouvertes à la visite. Quant au troisième lot, il garda sa vocation agricole jusqu’en 1985.

Les travaux autour du moulin visent à accroître l’attractivité du site, en améliorant les infrastructures d’accueil pour les visiteurs et en proposant un circuit de découverte plus complet et plus cohérent.

La future zone payante – qui correspond à l’ancien pôle monastique – s’ouvrira par une introduction à la visite dans le grand moulin. Dès avant l’entrée du moulin et tout au long du parcours, la visite sera émaillée de différents panneaux d’interprétation. Le touriste sera accueilli au sein de la partie inoccupée du moulin, transformée en centre du visiteur avec une nouvelle billetterie, un espace boutique quadruplé par rapport à la situation actuelle et deux salles de mise en condition : l’une consacrée à l'histoire des abbayes cisterciennes, l’autre abritant une maquette monumentale de l’abbaye médiévale.

Le visiteur passera ensuite par une passerelle piétonne sur la colline voisine, d’où il jouira d’une belle vue sur l’ensemble de la vallée où s’installèrent les moines en 1146. Une monumentale ligne du temps et des panneaux d’interprétation agrémenteront la promenade. Celle-ci aboutira dans l’ancien jardin de la pharmacie totalement réaménagé. Une seconde passerelle surplombant la route au niveau des arcades de la pharmacie, permettra au visiteur de pénétrer dans le site des ruines proprement dites.

Aux abords du moulin, différents bâtiments ont déjà été rénovés et réaffectés. C’est le cas de la grange voisine du syndicat d'initiative. Celle-ci abrite les espaces techniques de l’asbl Abbaye de Villers-la-Ville et aussi le chai de la Confrérie du Vignoble qui exploite l’ancien vignoble de l’abbaye. Dans l’ancienne buanderie située au sud du moulin, vient d’être inaugurée une micro-brasserie, qui fabriquera bientôt l’antique bière des moines ainsi que la gamme brassicole de la Confrérie des Hostieux Moines. L’ancienne porte de la ferme a également été restaurée et rouverte afin d’ouvrir à terme un accès piéton à la ferme abbatiale restaurée.

Parallèlement, la ferme de l’abbaye, laissée à l’abandon depuis trente ans, a été entièrement restaurée et réhabilitée sous la houlette du Service public de Wallonie (DGT2).

D’ici un an, le site abbatial présentera donc un autre visage !