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On en a assez des fanfaronnades du bourgmestre empêché de Perwez, le petit Donald Trump du Brabant wallon… quote
Jean-Paul WAHL

Au fond de la question

Wavre a dit "non" aux pesticides

28/08/2014 - environnement/énergie/déchets - Wavre

Le Service Travaux de la ville de Wavre a anticipé la nouvelle législation concernant la diminution de l'usage des pesticides en Wallonie. Depuis l’an dernier la conception des parterres intègre des plantes plus résistantes et nécessitant moins de soins et d’entretien.

Pour anticiper l’interdiction d’usage d’herbicide chimique, la Ville de Wavre a également investigué pour trouver d’autres méthodes de traitement. Ainsi, le Service Travaux a pu tester un désherbeur thermique à l’eau chaude, un brûleur à gaz et un système à brosses mécaniques. Le choix s’est finalement porté sur un désherbeur thermique au gaz. Celui-ci est d’ailleurs utilisés depuis le mois de juin pour traiter les espaces publics dévolus aux piétons. Son rendement est de 2.000m² en 6 heures pour un coût de €3.852

Le Plan Vert a également testé l’utilisation de l’acide pélargonique ; un herbicide biologique présentant des résultats convaincants. Son utilisation pourrait s’intensifier en 2015.

Préalablement à l’éradication de ces « mauvaises herbes », posons-nous la question de la nécessité de tout désherber, partout, tout le temps. Les « herbes folles » possèdent un intérêt biologique certain en offrant pollen et abris aux insectes utiles au jardin. Prenons conscience également qu’il est impossible de se débarrasser à tout jamais de ces plantes, même en ayant recours à des produits chimiques. Apprenons donc à tolérer ces herbes à certains endroits du jardin, au pied d’une haie ou d’un arbre, par exemple. Cela ne nuit pas forcément à l’esthétique du jardin.

Aux endroits où vous ne voulez vraiment pas leur laisser la moindre chance, comme les parterres fleuris ou les plates-bandes du potager par exemple, intervenez au moment opportun pour vous débarrasser des mauvaises herbes. Les enlever mécaniquement lorsqu’elles sont encore au stade de jeunes pousses permet de ne plus utiliser d’herbicides.

Par ailleurs, plusieurs solutions alternatives existent et vous permettront de ne plus avoir recours aux herbicides :

- Le désherbage mécanique ; brosser régulièrement son trottoir ou sa terrasse élimine les dépôts de matières organiques susceptibles d’accueillir des graines. La binette, le sarcloir, la fourche-bêche sont des outils donnant toujours d’excellents résultats et qui permettent un travail de précision.
- Le désherbage thermique ; il consiste à chauffer les plantes jusqu’à ce que leurs cellules éclatent. La partie souterraine n’étant pas atteinte, il est nécessaire de réaliser plusieurs passages qui, à la longue, épuiseront la plante. De même, il est conseillé de réaliser ces passages dès l'apparition des jeunes pousses ou repousses. Le passage sur de grandes plantes n'est pas facile. L’augmentation de chaleur dans la plante étant rapide, il n’est pas nécessaire d’attendre que la plante "brûle" pour obtenir un résultat.
Il existe dans jardineries des brûleurs à flamme, consommant du gaz, ou à air chaud à fil électrique.
En vue de réduire vos coûts, vous pouvez déverser vos eaux de cuissons sur les plantes indésirables. De l’eau à 70°C suffit à faire flétrir la plante à cause du choc thermique

- Le paillage biodégradable ; cette technique consiste à recouvrir les sols à protéger avec un matériau biodégradable (fétus de paille, cosses de cacao, paillette de lin, granulé de froment, …). Un paillage bien réalisé limite la levée des herbes folles, maintient une certaine humidité au pied des plantations et apporte de la matière organique décomposée en quantité non négligeable.
De nombreux matériaux de paillage sont vendus en jardinerie.

- Les plantes couvre-sol ; leur développement rapide limite l’apparition de plantes indésirables. Les plantes couvre-sol maintiennent également une certaine humidité au niveau du sol et forment un abri pour des animaux utiles pour le jardinier.
La nature du sol et le degré d’exposition détermineront les essences de plantes couvre-sol à utiliser.

- Les herbicides biologiques – acides gras organiques ; l’acide acétique et l’acide pélargonique possèdent un effet d’herbicide. Suite à une pulvérisation, les cellules des feuilles se décomposent. Ces acides n’agissent qu’au contact, le produit doit être appliqué sur les parties aériennes de la plante. Son effet est curatif.
L’efficacité du traitement est optimum en cas de forte chaleur sèche. Deux jours après le traitement les semis et plantations peuvent être réalisés sans risque.