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On en a assez des fanfaronnades du bourgmestre empêché de Perwez, le petit Donald Trump du Brabant wallon… quote
Jean-Paul WAHL

Au fond de la question

Rebecq s'équipe de fascines pour lutter contre les coulées de boue

24/03/2014 - environnement/énergie/déchets - Rebecq

En plus des inondations dues au débordement de la Senne et d’autres cours d’eau, la commune de Rebecq a aussi régulièrement été le théâtre d’inondations dues aux ruissellements et aux coulées boueuses ces dernières années.

Les coulées de boue sont dues à l’érosion des terres agricoles par de fortes pluies sur des terrains en pente. Ces phénomènes entraînent des pertes en terres fertiles pour les agriculteurs et des dégâts importants et coûteux pour les particuliers et les pouvoirs publics.

La lutte contre l’érosion des terres agricoles fait appel à des actions de conservation du sol, de maîtrise des flux d’eau et de protection des ouvrages en aval. Ces actions sont mises en œuvre au niveau de la parcelle cultivée et à des endroits précis du bassin versant. Une gestion du risque d’érosion intègre les caractéristiques du sol, le phénomène naturel d’érosion et la dynamique du ruissellement.

A différents endroits touchés par les coulées de boue, des réunions ont été organisées afin d’entendre les demandes et les propositions des riverains face à la situation catastrophique.

La connaissance spécifique de la zone par les riverains est une source primordiale d’informations mais, parmi toutes les demandes et propositions des riverains et, sans analyse de l’ensemble du bassin versant, il est difficile de savoir quelles propositions seront réellement efficaces sans reporter le problème ailleurs et difficile de mettre des priorités dans la réalisation.

C’est pourquoi la commune de Rebecq a fait appel à la cellule GISER (Gestion Intégrée Sol – Erosion - Ruissellement) du SPW pour venir étudier 5 zones critiques sur le terrain et faire des propositions d’aménagements. GISER a établi des recommandations pour limiter les risques de coulées de boue pour les zones suivantes : Chemin Froidmont, Chemin du Stoquois, Chemin du Croly, Chemin du Chenois et Sentier des Chevaux.

Parmi les aménagements proposés; zone par zone, par la cellule GISER, certains aménagements concernent la commune (voiries, fossés), d’autres impliquent les agriculteurs ou des propriétaires privés. L’important étant de coordonner les efforts de chacun pour améliorer durablement la situation sur les zones critiques, un processus de concertation a été entamé avec les agriculteurs fin 2012.

Parmi les solutions à mettre en place dans les champs, les fascines ont été retenues car elles ont déjà prouvé leur efficacité dans d’autres communes comme à Orp-Jauche ou à Nivelles, par exemple. Des fascines sont des barrages filtrants constitués de branchages qui servent à retenir les boues.
La commune de Rebecq a donc décidé de financer l’implantation de fascines sur les 5 zones sensibles identifiées à Rebecq, après concertation avec les exploitants et accord des propriétaires des terres agricoles concernées.

Le 9 décembre 2013, les repères ont été placés sur le terrain en présence d’un expert de la cellule GISER et des exploitants agricoles.

Le 18 mars 2014, les premières fascines ont été implantées sur un des cinq sites de Rebecq, en présence de l’expert de GISER et avec l’aide des éco-cantonniers du Contrat de Rivière de la Senne.

Le site du Chemin Froidmont a été choisi pour ce coup d’essai car il réunit différents types de fascines, dont des fascines avec pieux vivants, une première en Wallonie !

4 types de fascines sont présents sur le site du chemin Froidmont :
1. Des fascines avec pieux vivants dans une ravine de talus, implantées par étage dans la pente du talus.
2. Une fascine droite avec pieux vivants en bordure de champs.
3. Une fascine morte doublée d’une haie dense (à planter en automne).
4. Une fascine morte en forme de U pour collecter et filtrer les eaux en amont du Ry Fourgeon.

Les quatre autres sites concernés à Rebecq seront aménagés dans les prochaines semaines.