No Comment

On en a assez des fanfaronnades du bourgmestre empêché de Perwez, le petit Donald Trump du Brabant wallon… quote
Jean-Paul WAHL

Au fond de la question

Un nouveau circuit de visite pour l'abbaye

09/06/2011 - tourisme/patrimoine/histoire - Villers-la-ville

Grâce au cofinancement wallon et européen, le schéma de développement touristique de l’ancienne abbaye cistercienne de Villers-la-Ville, adopté par le Gouvernement wallon en 2005, est en voie de concrétisation. Ainsi, l’Institut du Patrimoine a mis en œuvre la restauration de la porte de la ferme et de la grange en 2010 et la restauration d’un troisième édifice, la buanderie, a débuté le 2 mai 2011.

La porte de la ferme perçait le mur d’enceinte qui séparait l’enclos de l’abbaye avec les bâtiments monastiques et les moulins, de l’enclos de la ferme. Située au pied d’un escarpement rocheux, elle fut reconstruite en 1726 lors de la seconde période de prospérité de l’abbaye sous l’abbatiat de Jacques Hache.

Selon une gravure, elle présentait, à l’époque, deux tours sur deux niveaux encadrant un porche souligné d’une arcade cintrée en pierres. La porte fut en grande partie détruite lors de sa transformation en villa vers 1850, à l’exception de sa façade sud qui fut obturée. La villa fut elle-même détruite vers 1900.

La philosophie de la restauration a visé la restitution de l’état du XVIIIe siècle  sur base des découvertes archéologiques tout en assurant la stabilité de l’ensemble. Les murs datant de l’époque de la villa ont été démontés pour mettre en évidence les vestiges de la porte de 1726. Afin d’assurer la stabilité, un nouveau contre-mur en maçonnerie de briques a été construit sur les semelles de la tour d’origine. Celui-ci permet de recréer partiellement le passage entre la  zone abbatiale et la ferme tel qu’il existait au XVIIIe siècle. Les travaux auront coûté €215.000 dont €135.000 dans le cadre du cofinancement (€81.000 pour la Wallonie et €54.000 pour le FEDER). Au terme de la mise en œuvre du schéma de développement, la porte de la ferme sera incluse dans un circuit de promenades autour de l’abbaye  agrémenté de panneaux d’interprétation. Les abords de la porte seront aménagés dans cette phase-là.

Datant de la même époque que la porte de la ferme, la grange était un vaste bâtiment construit sur deux niveaux et couvert d’une toiture à la Mansart. Ce bâtiment a été coupé en deux par le tracé de la voie de chemin de fer reliant Charleroi à Ottignies vers 1850. Seule la partie du bâtiment qui est propriété de la Wallonie, a été aménagée dans le cadre du programme Feder pour accueillir les ateliers techniques de l’asbl gestionnaire du site mais aussi les locaux pour le personnel ouvrier suivant les normes en vigueur.

À l’exception d’éléments contemporains en inox perforé devant les baies traduisant l’idée de volets, la restauration s’est faite à l’identique. Les travaux auront coûté €445.000 dont €380.000 dans le cadre du cofinancement (€228.000 pour la Wallonie et €152.000 pour le FEDER). La partie écurie de ce bâtiment devrait accueillir le matériel de l’asbl qui exploite depuis quelques années un vignoble non loin de là. Située également sur le circuit non payant autour des ruines et non loin de la porte de Namur, la restauration sera complétée par un panneau d’interprétation.

Le chantier de restauration de la « buanderie » vient de commencer. Elle sera aménagée pour accueillir une brasserie didactique artisanale. Une fois encore, c’est une restauration à l’identique avec quelques éléments contemporains en acier perforé devant les baies qui sera privilégiée. Le montant de travaux adjugé est de €340.000 dont €210.000 dans le cadre du cofinancement (€126.000 pour la Wallonie et €84.000 pour le FEDER).

Le dernier dossier du portefeuille de projets FEDER concerne la création d’un nouveau circuit de visite, conçu pour sécuriser le parcours du visiteur et pour lui faire découvrir les ruines de l’abbaye sous un nouvel angle.  Ces travaux sont estimés à €4.500.000 dont €2.800.000 dans le cadre du cofinancement (€1.680.000 pour la Wallonie et €1.120.000 pour le FEDER). Le circuit aura comme point de départ le centre du visiteur qui sera aménagé dans l’ancien moulin.  Il abritera un accueil-billetterie, une boutique et un espace de mise en condition du visiteur.  L’équipe pluridisciplinaire d’auteurs de projets qui associe architecture, architecture paysagère, ingénierie, scénographie et techniques spéciales finalise en ce moment la phase projet et mène en parallèle les procédures urbanistiques.  Le démarrage des travaux est prévu à partir du printemps 2012.