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Jean-Paul WAHL

Au fond de la question

L'UCL reçoit un prêt de 80 millions de la BEI

17/05/2011 - enseign./jeunesse/enfance - Louvain-la-neuve

La Banque européenne d’investissement (BEI) s’engage aux côtés de l’Université catholique de Louvain (UCL) à l’appui d’un important programme d’investissements que l’UCL a planifié d’ici à 2015 pour moderniser certaines de ses infrastructures d’enseignement  et de recherche, ainsi que pour la construction de logements étudiants. La programmation  de ces investissements représente quelques €170 millions dont près de €100 millions ont d’ores et déjà fait l’objet d’une décision du conseil d’administration. La signature officielle du  financement de la BEI, d’un montant de €80 millions, a eu lieu ce lundi 16 mai, à Louvain-la-Neuve, en présence de Philippe Maystadt, Président de la BEI, de Bruno Delvaux, recteur de l’UCL et de Dominique Opfergelt, administrateur général de l’UCL. Cette collaboration constitue une première dans le domaine de l’enseignement en Communauté française, tant pour la BEI que pour l’UCL.

Ce programme d’investissements immobiliers de l’UCL s’inscrit dans la ligne des objectifs de l’Union européenne qui visent à instaurer en Europe une économie de la connaissance, indispensable pour relancer la croissance, raison pour laquelle la BEI, l’institution de financement de l’UE soutient les investissements universitaires. Les constructions et rénovations programmées par l’UCL ont pour objectif d’améliorer, in fine, la recherche et l’enseignement, mais également de réduire ses émissions de CO² afin de répondre aux exigences européennes en la matière (ce qui est également une priorité pour la BEI dans ses financements).

Concrètement, le plan d’investissements de l’UCL vise notamment d’un côté, la rénovation d’une série de bâtiments tels que les nouveaux locaux pour les cours et travaux pratiques à destination des étudiants architectes à Bruxelles (Saint-Gilles), les serres agronomiques du secteur des sciences et technologies, les laboratoires de chimie (Lavoisier) ou la Place des sciences ; de l’autre, la construction de logements étudiants et d’une nouvelle tour dédiée aux sciences de la santé à Woluwe. Une nouvelle centrale de cogénération ainsi que l’isolation de certaines toitures et façades permettent d’améliorer les performances énergétiques. L’ensemble représente un financement lourd de quelque €170 millions, consacré pour deux tiers à des rénovations et un tiers à de nouvelles infrastructures ; un investissement pour l’avenir que le partenariat avec la BEI permet d’asseoir à de bonnes conditions de prêt avec une longue maturité.

Le recteur de l’UCL, Bruno Delvaux, se félicite du partenariat conclu avec la BEI. « Cette collaboration permet à l’UCL de poursuivre, de manière optimale, les trois missions qui sont les siennes, à savoir l’enseignement, la recherche et le service à la société. Ce prêt permettra à l’UCL de répondre au manque de logements et de moderniser certaines infrastructures d’enseignement et de recherche. Il contribuera à accroître la qualité de notre enseignement et de notre recherche, et par là, au rayonnement de notre université sur les plans régional, national et international. Grâce à ce partenariat, l’université pourra réaliser ses missions académiques dans des conditions encore meilleures que celles que nous connaissons aujourd’hui. Le partenariat avec la Banque européenne d’investissement constitue aussi une marque de confiance dans l’investissement quotidien que réalise notre université pour la progression de la science, la formation des jeunes et le développement de notre société. C’est aussi une reconnaissance de notre saine gestion ».

De son côté, le président de la BEI, Philippe Maystadt, se réjouit de cette opération avec l’UCL, université multiséculaire de rang mondial. « D’autant que, comme ses consœurs en Europe, elle tient un rôle qui a toujours été important mais qui l’est d’autant plus dans cette décennie de tous les dangers et de tous les possibles. Car c’est sur l’excellence de l’éducation et de la formation, la qualité des chercheurs et leurs succès à déplacer les frontières technologiques, nos capacités d’innovation et de diffusion rapide de ces innovations dans les secteurs de l’économie, que repose le potentiel de croissance du continent européen qui va être déterminant pour des générations à venir ».